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Lettre au recteur de l’Université de Montréal

Monsieur le recteur de l’Université de Montréal,

Si votre gestion de la grève étudiante avait déjà été jusqu’ici désastreuse, je ne trouve pas les mots pour décrire votre gestion de la journée d’hier.

Certes, nous avions déjà pu gouter aux nombreux courriels refusant d’accorder une légitimité à notre grève et employant abondamment le terme de boycott pour qualifier cette dernière,

Certes, nous avions pu voir votre peu de respect pour l’institution universitaire et son autonomie lorsque que vous qualifiez celle-ci de centre commercial,

Certes, nous avions déjà pu voir votre peu de considération pour la démocratie étudiante et les votes de grève adoptés en Assemblées Générales lorsqu’une injonction a été commandée malgré ces derniers,

Certes, nous avions déjà pu voir par cette décision unilatérale votre peu de respect du principe de collégialité et de l’ensemble de ceux qui constituent l’âme de l’université, à savoir les étudiants, les professeurs, chargés de cours et personnels administratifs,

Mais nous n’aurions pu imaginer que vous irez aussi loin.

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Catégorie: Billets

(Voir) À MM. Pratte, Dubuc, Facal et à tous les autres qui ne comprennent pas

Normand Baillargeon - Bon nombre de commentateurs avouent avoir du mal à comprendre ce qui se passe actuellement au Québec ou démontrent carrément, par leurs commentaires et leurs analyses, qu’ils ne comprennent pas tout à fait. Très candidement Joseph Facal avouait ainsi hier, dans leJournal de Montréal: «Un des aspects les plus frappants de la crise actuelle est le profond décalage qu’elle révèle entre la mentalité de beaucoup de manifestants et la tournure d’esprit de gens comme moi. J’avoue très honnêtement que je ne l’avais pas vu venir.»

Je ne jette pas la pierre à ces gens et moi-même j’avoue sans gêne que je ne comprends pas très bien certains aspects de la crise qui secoue le Québec. Il faudra qu’elle se termine et que du temps passe avant que l’on puisse faire un bilan serein et synthétique des événements et de leur signification: la Chouette de Minerve, c’est bien connu, ne prend son envol que le soir venu, après le tumulte de la journée.

Mais ceci dit, et en tout respect, je pense comprendre au moins en partie pourquoi certains ne comprennent pas — et parmi ceux-là, je range non seulement des commentateurs, mais aussi une part du mouvement syndical et le Gouvernement. Quant à la population en général, souvent, sans connaître le détail de l’explication de la crise, elle en pressent souvent, me semble-t-il, l’essentiel.

La suite au http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/05/24/a-mm-pratte-dubuc-facal-et-a-tous-les-autres-qui-ne-comprennent-pas/

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(Voir) Je porterai à présent un carré noir

Normand Baillargeon  - Je porterai dorénavant un carré noir.

 Je le porterai d’abord en solidarité avec ces jeunes gens que l’on  a sans répit humiliés, battus, matraqués, et gazés et pour ne jamais oublier ce qu’on leur a fait.

Je le porterai pour me rappeler que je suis en deuil de la démocratie, pour dire à tous et à toutes ma tristesse devant ce qui ressemble désormais plus, et je pèse mes mots, à une association de malfaiteurs qu’à un Gouvernement, à un rassemblement de mafieux gangrénés par la corruption et autour desquels flotte, immanquable, la nauséabonde odeur du scandale et du mépris de la société civile.

Je le porterai pour me rappeler qu’on m’a menti en assurant que le débat sur les frais de scolarité a eu lieu : les étudiants et les professeurs se sont en effet retirés de ces consultations bidon organisées par les Libéraux et durant lesquelles il ne pouvait être sereinement traité; et pour me rappeler que ce gouvernement a ensuite refusé de discuter de cette question dans toute son ampleur et avec sérieux, ce que seuls des états généraux peuvent accomplir.

Je le porterai pour me rappeler ces efforts de dissolution du politique dans le juridique.

Je le porterai pour me rappeler votre trop longtemps maintenu refus de négocier et, ce moment venu, votre inébranlable refus d’aborder les questions que posaient les étudiants et les étudiantes en grève.

Texte complet au http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/05/18/je-porterai-a-present-un-carre-noir/

Catégorie: Presse

(Voir) Une grave erreur

Josée Legault

En cédant à la tentation d’une «loi spéciale» contre un mouvement étudiant, le gouvernement Charest commet une grave erreur.

DERNIÈRE HEURE: LE TEXTE DU PROJET DE LOI EST ICI.

Une «loi spéciale» contre un mouvement étudiant. Journée sombre pour le Québec.

Le prix à payer, par et pour la société, risque d’être élevé.  Quant à la paix sociale, malheureusement, le geste posé par gouvernement ne pourra que la mettre à mal encore plus. La réaction des associations étudiantes à cette annonce dit tout. Elles sont outrées.

Le seul produit possible d’une loi spéciale – un geste lourd de sens – sera la polarisation et la radicalisation.

D’autant plus que les leaders l’ont bel et bien compris, le gouvernement les a piégés dans une série de négos de façade. Le tout, pour servir son propre calendrier partisan et préélectoral.

Ce fut le cas, deux mois après le début de la grève dans  une première rencontre avec la ministre de l’Éducation Line Beauchamp. Or, où dès le lendemain, elle convoquait la presse pour annoncer, sur un ton dramatique, que la CLASSE était dorénavant exclue de la discussion. La ministre savait fort bien que cela ferait avorter les pourparlers.

Texte complet sur le site de Voir…

Catégorie: Presse

J’étais à Victoriaville, hier. Voici ce que j’ai vu

(Voir) · Normand Baillargeon

Ceci ne prétend évidemment pas être une description objective et complète de la manif, mais rapporte simplement ce que j’ai vu.

Tout a commencé de manière festive, dans le stationnement d’un Walmart. Nous étions quelques ( de 3 à 5, je dirais, au terme d’ un petit calcul maison sans prétention) milliers de personnes. Le Walmart (comme le Macdo) était fermé: on a au moins réussi ça! Mais je soupçonne que le petit boisé avoisinant n’aura jamais vu autant d’urine!

Le départ a été donné et on a marché environ un kilomètre vers le Palais des congrès de Victo, qui est en fait un hôtel. La foule s’est massée devant ce lieu. Il n’y avait alors, c’est important de le dire, que quelques policiers «ordinaires» (une dizaine?) , en costume usuel, qui en bloquaient l’accès.

Entre eux et nous des clôtures de métal, pas bien hautes. Je suis face au Palais. assez près pour bien voir la scène. Derrière nous, un camion dans lequel une personne hurle des slogans ou harangue la foule.

Sur ma droite, quelques casseurs entreprennent de renverser les clôtures. Ils y arrivent et avancent vers les quelques flics qui se trouvent là. D’autres barrières tombent ou sont secouées, sur ma gauche et devant moi.

Suite sur le site du journal Voir.

Catégorie: Presse

Un 50 sous de trop

Cinquante sous par jour! La formule est aussi habile que trompeuse. Bienvenue au cours «Propagande 101» des profs Charest et Beauchamp.
50¢ par jour, c’est tout, promis, qu’ils disent. C’est ce que coûtera la hausse des droits de scolarité, jurent-ils, avec leur offre globale livrée par médias interposés pour la galerie et l’électorat. Une offre faite sur mesure pour court-circuiter les organisations étudiantes. Lire la suite…

Catégorie: Billets, Presse

Les coups de matraque

26 avril 2012 12h01 · Léa Clermont-Dion

Le rassemblement nocturne visant à exprimer notre mécontentement face à l’expulsion de la CLASSE à la table des négociations a débuté calmement hier soir. Nous étions des milliers à marcher pacifiquement. Pa-ci-fi-que-ment comme dans tranquillement, doucement, flegmatiquement, froidement, paisiblement, posément, sagement, sereinement. Nous étions souriants. Oui, ai-je bien dit souriants. Souriants malgré l’impasse de la journée, souriants malgré toutes ces semaines de non-ouverture, souriants malgré, malgré et malgré.

Mais le chaos a débuté sans crier gare. Nous avons alors arrêté de sourire. Un chaos parmi d’autres? Un chaos de trop créé artificiellement par le SPVM. Cette violence légitimisée (ah oui ?) était adressée à l’endroit de jeunes manifestants.

Je récapitule pour ceux qui n’y étaient pas : nous marchions pacifiquement sur la rue Ste-Catherine quand plusieurs bombes lacrymogènes ont été lancées dans la foule. Incompréhension ? Certes, une incompréhension profonde devant une telle provocation alors que la calme régnait parmi nous.

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Du blocage à la provocation

Josée Legault - Pour cause de tactiques répétées de division et de diversion du côté du gouvernement, la grève étudiante est promue au rang de conflit social et politique majeur.

C’est la résultante inévitable de cette valse surréaliste de la ministre de l’Éducation qui, un jour, invite la FEUQ, la FECQ et la CLASSE à une table de «discussion» en échange d’un «trêve» de 48 heures d’activités de «perturbation» pour y mettre fin unilatéralement, dès le lendemain, en y expulsant la CLASSE pour des motifs aussi vaseux que farfelus.

Depuis des semaines, la ministre Line Beauchamp prend aussi un malin plaisir à infantiliser, littéralement, les leaders étudiants. Et elle le fait de plus en plus…

Nul doute. Le gouvernement semble bel et bien passé de la phase blocage à la phase provocation.

Encore aujourd’hui, la ministre a rejeté du revers de la main la proposition de la FEUQ de céder à la CLASSE deux de ses places à la table de discussion.

De toute évidence, non seulement le gouvernement ne veut pas discuter avec la CLASSE, surtout, il s’en sert à répétition comme prétexte pour ne pas mener des négociations constructives sur l’objet central de la grève: la hausse des frais de scolarité.

Résultat: la tension monte. Les manifestations se multiplient. Les casseurs, qui même selon la police ne sont pas des étudiants, en profitent pour les instrumentaliser. Des étudiants se radicalisent. D’autres ne décolèrent pas. Les ressources policières sont taxées à la limite. Même le maire de Montréal se rend compte de ce qui se passe, allant même jusqu’à dire craindre qu’il finisse par en résulter un «événement tragique». C’est pour dire.

Bref, la paix sociale est mise à mal.

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Catégorie: Presse