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LA GUERRE QU’ON NOUS FAIT

Crédit photo: M'sieur zen

Crédit photo: M’sieur Zen

Chers amis, chères amies, connu-e-s ou inconnu-e-s,

Notre texte ne vise pas à récolter des signatures dont le nombre et la notoriété relative de certain-e-s auraient pour fonction de donner de l’importance à cette parole collective. En ces temps où le tout-sécuritaire marginalise toute contestation, nous faisons le pari de l’anonymat comme force capable d’impacts éventuels. Votre implication reste toutefois essentielle pour la diffusion du texte et de ses idées. Donnez-lui de la visibilité et cette visibilité sera un nouveau travail collectif qui montrera que, derrière ce texte, nous sommes nombreux et nombreuses. Si l’analyse que vous y trouverez vous semble juste, si vous êtes capables de passer pardessus quelques maladresses, métaphores ou changements de registre que vous auriez évités, alors devenez un des relais dont a besoin, pas seulement ce petit texte, mais toute la force contre-hégémonique qu’il nous faut construire, pas à pas, contre la machine qui nous fait la guerre. Et n’attendons plus qu’on nous organise : faisons-le nous-mêmes là où nous le pouvons avec les moyens qui sont les nôtres, à saisir ou à inventer ! Ce manifeste est une contribution en ce sens.

Contact : manifestedeprofs@riseup.net

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LA GUERRE QU’ON NOUS FAIT
Manifeste de profs contre tout ce qui vient avec l’austérité

 

Nous refusons l’appauvrissement humain, social, politique et intellectuel que l’offensive antisociale appelée austérité fait subir au monde, lui donnant ce visage patibulaire, cynique, servile, tout juste navré, médiocre, un brin sadique.

Cette offensive menée pour satisfaire les intérêts des élites économiques vise à soumettre, secteur par secteur, les personnes et les choses au règne contraignant de la marchandisation et du profit tout-puissant.

Depuis longtemps mise en œuvre, cette révolution conservatrice est avant tout une guerre menée contre les mécanismes collectifs de redistribution des richesses, de mise en commun des ressources pour faire face aux aléas de la vie. Même imparfaits, même incomplets, les services publics sont les arrangements minimaux de solidarité qui témoignent d’un souci collectif pour une vie juste. Et pour défendre cela nous sommes prêts à nous battre.

Dans notre domaine, celui de l’éducation, une telle révolution procède par l’instrumentalisation des savoirs, de l’enseignement et de la recherche, arrimés de plus en plus entièrement aux seules exigences toxiques, mortifères, de l’accumulation et de l’optimisation.  L’introduction, en force et partout, de techniques et mesures managériales, adossées au grand calcul néolibéral, ratatine l’éducation comme système et comme geste. Loin de cet appauvrissement, l’éducation que nous défendons consiste à soutenir l’aventure des esprits en train d’apprendre et d’interroger les réalités, et à assumer avec eux toute l’intensité affective et intellectuelle qu’elle engage.

Cette offensive généralisée s’attaque aux ressources et aux pouvoirs qui constituent nos milieux. Comme acteurs et actrices du monde de l’éducation (et nos camarades de la santé et des services sociaux en savent aussi quelque chose), nous ne cessons de constater les multiples atteintes aux temps et espaces où s’exercent notre autonomie professionnelle et notre collégialité.  L’exercice de notre responsabilité se rétrécit à mesure que croît une bureaucratie managériale et ses instances de contrôle infantilisantes sous couvert de reddition de comptes débiles.

Dans la société tout entière, c’est l’ensemble des formes de l’action collective que l’austérité prend pour cible. L’action syndicale, autonome ou directe, la grève, les pratiques politiques contre-hégémoniques, hors de la scène parlementaire, sont de plus en plus marginalisées, criminalisées, suspectées (de radicalité notamment), méprisées, réprimées au nom de la protection d’un ordre des choses naturalisé, scellé, poli et policier, placé hors d’atteinte derrière des vitrines qu’on ne pourrait que lécher.

Cette neutralisation de notre capacité d’action participe d’un dispositif de dépolitisation qui tente de nous faire prendre pour des nécessités des décisions politiques. Cette affaire-là n’est pas banale.  Elle fait violence, symboliquement et effectivement, aux conditions mêmes du commun et de toute communauté : la politique, et son cœur, la conflictualité. La révolution dont l’austérité est le visage confine la politique à un terrain neutralisé, procéduralisé. Reste la forme aseptisée et infiniment appauvrie d’un système incarné par ses politiques professionnel-le-s.

Cette violence a ceci d’insidieux qu’elle impose les termes mêmes du débat par lequel nous essayons de la déplier pour nous en défendre.  Elle soumet le sens des mots à sa seule autorité et nous tire par la langue sur son terrain marketing où seule prévaut la relation de l’approvisionnement commercial. Même quand on prétend le protéger, le citoyen n’est qu’un « client ». S’efface dès lors la portée politique de ses exigences. Si le mot chien n’a jamais mordu personne, la langue du pouvoir, au contraire, performe directement une guerre contre cette autre richesse mise à mal : les idées et les langages servant à dire la complexité du monde.

L’austérité est donc un appauvrissement intérieur, où dominent la crainte des sanctions et la faim des récompenses, le stress et l’insécurité sociale, la peur de l’avenir et la peur de l’autre, peur bleue – peur rouge – peur blanche.  État d’esprit assiégé, redoutable producteur d’impuissance et de docilité. Les êtres par lui créés seront faits sur mesure pour un système libéral-paternaliste. Un système où les formes mêmes de notre présence au monde sont captives, où l’audace, la création et l’invention voient détournées leurs forces éruptives au profit de la rengaine plate de l’innovation.

Ne reste alors qu’à devenir un bon entrepreneur de soi, à mesurer la valeur de sa vie à l’aune de ses biens, de ses placements et de ses investissements, à voir en l’autre au mieux un partenaire, au pire un compétiteur dans l’infernale roue de fortune néolibérale.

Également compromise avec la violence faite aux territoires et à leurs composantes naturelles, l’austérité est la face coupante d’un abandon de la richesse commune de notre géographie à des projets de transport et d’extraction (de pétrole notamment) écocidaires, autant de désastres toujours déjà là et que rien ne pourra réparer. Pour le néolibéral austère comme pour l’homme blanc dont parlait le chef Seattle il y a plus d’un siècle et demi, la terre est un ennemi à piller ; lorsqu’il l’a conquise et exploitée, il va plus loin ; il l’enlève à ses enfants et cela ne le tracasse pas ; son appétit la dévore et ne laisse derrière lui qu’un désert.

En fait, c’est l’ensemble du territoire humain et social, et tout ce qui fait la valeur de la vie, sa véritable richesse, c’est tout cela qui est ainsi traité comme un corps malade à assainir, un budget à compresser. Et puis des ruines, d’où l’on tire les diamants noirs des millionnaires s’adonnant à l’évasion et l’évitement fiscaux.

La charge dont austérité est le nom euphémisé, c’est la capture de nos existences par le travail, toujours plus de travail, qui consume le cœur de nos vies et le temps de nos meilleures années. Elle vole les jours que nous ne passerons pas à vivre, à bien vivre ensemble, à prendre soin les uns des autres, à aimer, à discuter, à mettre bout à bout nos solitudes, à inventer des manières nouvelles de faire, de dire, de fabriquer, de penser.

La guerre qu’on nous fait se réfracte dans tous les espaces de nos vies. Elle plie nos rythmes et notre quotidien, ses gestes et ses heures, à ses obligations. Elle nous frappe toutes et tous, nous sépare des territoires communs que nous essayons d’habiter pour les ouvrir aux dispositifs de l’extraction pour le profit privatisé.

Nous refusons les névroses du tout-marchandise et son angoisse sociale.
Nous refusons le peu où on nous réduit.
Nous refusons notre réification triple de contribuable-consommateur-majorité silencieuse.
Nous refusons la grande honte de vouloir la vie bonne pour toutes et tous.
Nous nous organisons.
C’est ici que croît la rose, c’est ici que nous dansons !

Catégorie: Collectifs, Non classé, Pétitions et lettres ouvertes

Rouge comme un printemps au collège Lionel-Groulx

Au collège Lionel-Groulx, 5500 étudiants membres de l’AGEECLG étaient en grève illimitée du 1er mars au 15 août 2012. À la suite du dépôt de deux injonctions impliquant presque 400 signataires, le 15 mai 2012, la Sûreté du Québec force la ligne de piquetage et procède à des arrestations.

Photo de Pierre Robert

Un an après le printemps qu’a connu le Québec, la communauté du collège Lionel-Groulx, touchée de plein fouet par les événements, offre une tribune à l’expression et à la parole d’étudiants, de professeurs, d’essayistes, d’auteurs, d’artistes et du public.
C’est un de ces lieux, ouvert et libéré de censure, que sera le collège Lionel-Groulx les 15 et 16 mai 2013.

Le mercredi 15 mai, dès 17 heures, dans le hall d’entrée du collège, au 100 rue Duquet, l’événement s’ouvrira avec le vernissage d’une exposition de photographies de Luc Jardon, de Sylvie Béland, d’étudiants et de professeurs du collège, mais aussi avec la projection de vidéos, entre autres celle de l’artiste Édith Brunette et avec l’exposition des planches d’une bande dessinée de Philippe Couture.

Une conférence de Marie-Ève Charron (critique d’art et enseignante) sur l’art et le printemps québécois suivra, ainsi qu’une présentation d’un projet vidéo d’étudiants finissants en sciences humaines (ponctuée d’entrevues avec Alain Denault, Maxime Ouellet et Gilles Gagné).

À 20 heures, au Kafé étudiant (D-029), des étudiants, des professeurs du collège et des invités parmi lesquels Djemila Benhabib (auteure), Isabelle Baez (auteure et chargée de cours à l’UQAM), Jean Barbe (auteur) et Gabriel Nadeau-Dubois (ancien porte-parole de la CLASSE, diplômé de l’UQAM en histoire, culture et société et étudiant en philosophie à l’Université de Montréal) ont été conviés à partager leur regard sur ce printemps, les échos qu’il a suscités et ses lendemains.
L’artiste Sophie Castonguay y offrira également une performance participative : « Prêter l’oreille II ; le chœur en colère ».

Le jeudi 16 mai à 17 heures, au Carrefour étudiant du collège, Charles Bellerose et son groupe donneront un spectacle de jazz, puis à 18 heures, une table ronde réunira entre autres Christian Nadeau (professeur en philosophie à l’Université de Montréal), Mathieu Bock-Côté (essayiste) et Marie-Andrée Chouinard (éditorialiste pour le quotidien Le Devoir).
Cette table ronde sera suivie d’un débat ouvert au public sur le thème « Les lendemains d’un printemps ».

Au plaisir de vous y rencontrer et d’échanger avec vous,

Les professeurs organisateurs de l’événement
Pierre Robert
Stéphane Chalifour
Judith Trudeau
Isabelle Billaud
Claire Portelance
Nathalie Larouche
Murielle Chapuis
Nathalie Miljour

evenement-facebook-fr

 

 

Mercredi 15 mai

17 h    Hall d’entrée Duquet : Exposition de photos (Sylvie Béland, Luc Jardon), d’une bande dessinée (Philippe Couture) et projection de vidéos (Édith Brunette).

19 h    Local D-107 : Conférence sur l’art et le printemps québécois (Marie-Ève Charron).

20 h    Kafé étudiant : Performance participative (Sophie Castonguay) et prise de paroles d’étudiants (Christopher Gyorffy, Amélie Poulin-Brière, Jean-Michel Patenaude-Girard, Simon Girard, Nicolas Guindon), de professeurs (Sébastien St-Onge, Claudine Vachon, Michel Milot, Zarko Bélanger-Lauzon) et d’invités (Djemila Benhabib, Isabelle Baez, Gabriel Nadeau-Dubois, Jean Barbe).

Jeudi 16 mai 

17 h    Carrefour étudiant : Jazz avec le groupe Zulum (Charles Bellerose).

18 h    Carrefour étudiant : Table ronde « Les lendemains d’un printemps » animée par Sébastien Gendron avec Marie-Andrée Chouinard, Mathieu Bock-Côté et Christian Nadeau.

21 h    Carrefour étudiant : Projection d’une vidéo contenant des entrevues de Gilles Gagné, Alain Deneault et Maxime Ouellet (Julien McNicoll et Émilie Binette).

 

* 100, rue Duquet, Sainte-Thérèse, J7E 3G6

https://maps.google.ca/maps?client=safari&q=100+rue+duquet+googlemap&oe=UTF-8&ie=UTF-8&hl=fr

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D’un printemps à l’autre

 

« D’un printemps à l’autre »

Du 15 au 19 avril 2013

Le comité organisateur de la septième édition de la Semaine de la citoyenneté au Cégep du Vieux Montréal vous invite chaleureusement à prendre part à cet événement qui portera sur le Printemps érable.

Conférences, tables rondes, projections de films, performances, spectacles et exposition vous donneront l’occasion de revenir sur ce moment marquant afin d’en examiner les différentes facettes.

Le traitement médiatique de la grève, les manifestations artistiques nombreuses et variées, le devoir de réserve des professeurs, la liberté d’expression et la désobéissance civile sont quelques-uns des sujets qui seront abordés au cours de cette semaine thématique.

Cliquez ici pour obtenir la programmation complète de la Semaine de la citoyenneté 2013.

Aline Baillargeon, Xavier Brouillette,  Nathaly Ledoux,  Michèle St-Denis et Stéphane Thellen

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Caricature: enseigner sous injonction

[NDLR: un prof du département de mathématiques de l'UQAM nous a envoyé cette caricature avant-hier. Son message est devenu encore plus actuel dans la perspective de la loi 78.]

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Victoriaville: Un champ de bataille

Publié dans le Journal des Alternatives le 7 mai 2012. Par Blandine Parchemal, doctorante en philosophie à l’Université de Montréal.

Dans l’incapacité d’exprimer de façon constructive et argumentée ce que j’ai pu vivre lors de la manifestation de vendredi dernier à Victoriaville, je vais procéder par associations d’images et de mots. Il me semble en effet que face à un tel déploiement de violence policière, il est difficile de faire autrement que de faire appel soi-même à des phrases courtes et des images percutantes.

Un geste (réciproque) : celui de l’étudiant qui m’a pris par le bras alors que je titubais et qui a mis de l’eau dans mes yeux brûlants et incapables de s’ouvrir. L’eau que j’ai ensuite mis dans les yeux d’un étudiant qui souffrait du même mal.

Un souvenir (historique) : celui de mes livres d’histoire qui me racontaient la guerre des tranchées lors de la Première Guerre Mondiale. Un terrain boueux et pluvieux, une forêt en arrière, une cuvette où nous attendaient les anti-émeutes, une fumée constante provenant des gaz lacrymogènes, un bruit de fond issu des bombes assourdissantes : tout y était ou presque. La seule différence et non des moindres est que nous n’étions pas des soldats armés mais de simples étudiants ou professeurs venus manifester.

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Notre nouveau carré de sable

Victoire, vraiment? En lisant le texte de Jean-François Lisée1, j’ai l’impression que l’on essaie de me convaincre que j’ai gagné. Un peu comme à Victoriaville, vendredi soir, le mot s’est soudain mis à courir que le Congrès avait été annulé : nous avions gagné, nous pouvions rentrer chez nous… Et les Libéraux, pendant ce temps, continuaient tranquillement leur congrès pendant que les gaz se dissipaient.

Il doit y avoir quelque chose que je n’ai pas compris dans cette entente dont nous sommes encore en train de digérer les détails en ce dimanche matin. Forcément, sinon il n’y aurait pas de raison pour que je ne partage pas le discours soulagé des porte-paroles des associations étudiantes sans parler bien sûr de celui de Line Beauchamp, qui semble déjà sceller la tombe de douze semaines de grève. Eux, sans doute, auront déjà compris mieux que moi comment une augmentation à terme de 1675$ de frais de scolarité par année pourrait bien être absorbée par la seule régression de frais afférents qui ne représentent en moyenne que la moitié de cette somme. Ils sauront m’expliquer, j’en suis certaine, comment un comité composé de seulement quatre représentants des étudiants et quatre des milieux syndicaux, mais de six recteurs et quatre membres nommés par le gouvernement2, peut prétendre imposer un autre modèle de gestion que celui qui semble être la norme non seulement dans nos universités, mais dans les sociétés d’État et les entreprises privées.

Mais tout ça n’est que broutilles. Car nous voilà encore en train d’observer le problème et sa prétendue solution sous la lorgnette que nous tend notre bon gouvernement. Une lorgnette dont le pourtour s’arrête de façon opportune au cadre de nos institutions d’enseignement et, plus précisément, de ses livres de comptabilité. Exit le choix de société, la redistribution des richesses et tous les dérapages comptables du gouvernement Charest : la mauvaise gestion n’est plus désormais que le problème des recteurs. Pratique. Exit le Plan Nord et la collusion donc, la contribution financière ridicule des grandes entreprises et le rapide passage d’une imposition progressive à une tarification uniforme. D’accord, nous dit-on, il y a peut-être un problème dans l’allocation des ressources, le système est peut-être à revoir… Leur système : celui des recteurs qui se paient des billets d’avions à 9000$ et reçoivent des primes de départ faramineuses. Pas celui des directeurs de sociétés d’État qui reçoivent les mêmes primes. Surtout pas celui où des hommes d’affaires bien nantis peuvent exercer leur influence sur un gouvernement qui saura ensuite leur consentir des avantages que devront payer ceux que nos ministres ne reçoivent jamais à déjeuner…

Mais de tout cela, inutile de parler désormais. Après les manifs bien cadrées que l’on voulait nous voir respecter (oui-oui, vous avez le droit de manifester… là-bas, à telle heure, et pas trop fort), on nous a trouvé un autre carré de sable où canaliser notre grogne. On nous prépare aujourd’hui un gentil comité au mandat bien défini dans lequel, minoritaires, nous pourrons aller jouer pendant quelque temps, bâtir un ou deux châteaux fragiles et miniatures dont très bientôt plus personne ne voudra entendre parler de toutes façons. Pendant ce temps, les maîtres de la Cité pourront dormir en paix, à nouveau. La redistribution de la richesse? Oui-oui, redistribuez-vous votre petit pécule entre vous autres, entre étudiants et recteurs… Nous, on a tout le reste de la province à siphonner.

Edith Brunette
Artiste visuelle

 

2 Le Conseil provisoire est composé des personnes suivantes : 6 recteurs ou leurs représentants, désignés par la CREPUQ ; 4 représentants étudiants, désignés respectivement par la FEUQ, la FECQ, l’ASSE et la TACEQ ; 4 représentants du milieu syndical, désignés respectivement par la CSN, la CSQ, la FTQ et la FQPPU ; 2 représentants des milieux d’affaires, désignés par la ministre ;1 représentant des cégeps, désigné par la Fédération des cégeps ; 1 représentant du MELS, désigné par la ministre ; Le président, désigné par la ministre. (Extrait du texte de l’entente.)

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Les professeur(e)s de la Télé-Université affirment leur soutien aux étudiants

Montréal, le 27 avril 2012 – Lors de son assemblée générale du 25 et 26 avril dernier, le Syndicat des professeures et professeurs de la Télé-Université (SPPTU) a adopté à l’unanimité la déclaration suivante:

ATTENDU la grève des étudiants relativement aux droits de scolarité ayant cours depuis plusieurs semaines;
ATTENDU les enjeux sociétaux sous-jacents à cette grève;
ATTENDU le soutien de nombreux groupes sociaux aux objections des étudiants quant à la hausse des droits de scolarité

Nous, professeures et professeurs de la Télé-université,

AFFIRMONS notre soutien aux étudiants qui questionnent les fondements de la hausse des droits de scolarité;

RÉCLAMONS que l’Assemblée Nationale du Québec convoque un débat démocratique, de type états généraux, sur l’université québécoise et son financement.

Informations :
Jean Robillard
Président
SPPTU
Téléphone : 514-987-3000, 2717
Courriel : robillard.jean@teluq.ca

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Des économistes débattent de l’offre du gouvernement concernant l’aide financière aux études

Les chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) ont tenu à répondre à l’analyse de la dernière offre du gouvernement Charest aux étudiants universitaires en matière d’aide financière, effectuée par le fiscaliste Luc Godbout.

Dans le cadre d’une entrevue diffusée lundi à l’émission RDI Économie, M. Godbout a présenté l’effet de la bonification des bourses et des prêts sur les finances des familles d’étudiants qui vont à l’université.

La suite…

Catégorie: Non classé, Presse