Il est proposé d’adopter la résolution suivante* concernant la loi 78 et ses répercussions sur la communauté universitaire :
Considérant que :
- la transmission de savoirs académiques ne peut se faire sous contrainte;
- l’enseignement universitaire repose sur le libre exercice de la pensée critique;
- la confiance est le socle de la relation pédagogique des professeurs avec les étudiants;
- l’Université de Montréal et sa direction ont à cœur le bien-être de l’ensemble de la communauté universitaire et l’instauration d’un climat favorable à l’enseignement;
- la loi 78 menace ces conditions essentielles de l’enseignement en milieu universitaire;
- la loi 78 impose un rôle de délateur aux professeurs et rend impossible l’exercice de notre profession dans des conditions de sérénité et la « mission d’excellence » de notre université;
- la loi 78 confond délibérément et faussement « accessibilité des établissements » et « accessibilité à l’éducation supérieure »;
- la loi 78 restreint l’exercice de certains droits fondamentaux des enseignants, des étudiants et des citoyens;
- la loi 78 a un effet nuisible pour la santé physique et mentale, exprimé de façon récurrente et alarmante par les enseignants, le personnel non enseignant et les étudiants.
L’assemblée départementale de l’École de service social demande au recteur d’exiger de la part du gouvernement le retrait de la loi 78 et la conclusion d’une entente négociée avec toutes les associations étudiantes, satisfaisante pour toutes les parties en cause incluant les enseignants, afin de permettre la reprise des cours.
Adoptée à l’unanimité
* Nous avons repris la résolution adoptée par un autre département de l’UdeM, en y ajoutant un attendu