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Sondage en ligne et marchandisation du savoir

Dans le débat sur la nature et le financement des universités, la frénésie de sondages non probabilistes nous offre un exemple pertinent de là où nous mène la marchandisation du savoir.

Ce fut bien rafraîchissant d’écouter l’émission The Current sur CBC au lendemain des récentes élections en Alberta. Sondages téléphoniques probabilistes et sondages en ligne non probabilistes confondus, tous accordaient la victoire au Wild Rose Party par une marge de 6 ou 7 points sur le Parti conservateur. Résultats : les conservateurs ont triomphé par 10 points du Wild Rose.

Au cours de cette salutaire autopsie, la sondeuse indépendante Janet Brown a rappelé aux auditeurs que les meilleurs sondeurs soulignent que dans leur métier, la certitude n’existe pas. Elle estime, en particulier, que des instantanés simplistes ne sont pas très fiables et que, de façon plus générale, l’activité du sondeur relève davantage d’un art que d’une science.

Pareille humilité est à des années-lumière de l’attitude des tandems CROP/La Presse et Léger Marketing/Journal de Montréal, qui rivalisent de sensationnalisme dans la présentation d’un flot incessant de sondages non probabilistes sur la grève étudiante au Québec. Il y a de l’argent à faire en abusant de la crédulité des gens.

Un étudiant en démographie vient finalement de battre la casserole du bon sens. Dans une lettre à La Presse, Guillaume Marois a opiné que les universités devraient obliger les aspirants journalistes à suivre un cours de statistique. Il déplore notamment que CROP a mené, en plein dévoilement du projet de loi 78, un sondage qui a inspiré à La Presse du 19 mai dernier des manchettes trompeuses, voire mensongères, dont « Sondage favorable à la loi spéciale » et « Les Québécois en faveur de la ligne dure ». Lire la suite

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Déclaration du 19 mai 2012

Contre la globalisation de l’endettement, contre la globalisation de la peur : nous refusons de nous taire devant la barbarie marchande malgré la loi spéciale

La Presse publie des « sondages » bidons pour dire que seulement 9% de la population considère que les enseignants doivent appuyer les étudiant-e-s en grève. On nous dit que les professeur-e-s doivent être neutres dans le conflit qui déchire notre société. Cela n’est pas sans rappeler le banlieusard aliéné de la pièce de Claude Meunier Les voisins qui s’exclame : « Y’a tu moyen qu’un jour, il ne se passe rien? ». Il faudrait oublier la grève étudiante, « passer à autre chose », c’est-à-dire à rien. Et le gouvernement s’en assure avec une loi qui interdit de penser et de parler.

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(La Presse) La loi matraque

Rima Elkouri – J’ai beau le retourner dans tous les sens, j’ai du mal à voir comment le projet de loi matraque déposé hier pourrait régler la crise étudiante et ramener la paix sociale.

Depuis le début de ce conflit, le gouvernement Charest sous-estime la détermination et l’intelligence du mouvement étudiant. Il fait maintenant le pari qu’un gros couvercle posé sur la marmite étouffera la grogne. Il tente d’imposer la paix de force, en bafouant des droits fondamentaux. Les premières réactions d’indignation laissent présager que ce ne sera pas si simple.

À défaut de chercher à négocier une solution salutaire pour tous – carrés rouges, carrés verts, carrés blancs ou pas de carré du tout -, le gouvernement choisit une ligne dure qui attisera davantage les tensions. Des pouvoirs accrus aux policiers. Un droit de manifester restreint pour tout groupe de 10 personnes ou plus, avec obligation de fournir au moins 8 heures à l’avance son itinéraire aux policiers (qui pourront le modifier à leur guise). Une interdiction de manifester à moins de 50 mètres d’un cégep ou d’une université. Un retour en classe de force. La possibilité de juger les associations étudiantes coupables par association en renversant le fardeau de la preuve. La possibilité de leur couper les vivres. Des amendes sévères de 1000$ à 125 000$ par jour aux dissidents…

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http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/rima-elkouri/201205/18/01-4526488-la-loi-matraque.php

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La FECQ a proposé un compromis à Michelle Courchesne

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) a proposé une piste de solution au gouvernement Charest. Après la rencontre de mardi soir, son président, Léo Bureau-Blouin, s’est entretenu au téléphone avec la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, pour avancer un compromis basé sur des modifications à l’entente avortée du 6 mai.

Selon les leaders des cégeps, ces mesures entraîneraient dans les faits un moratoire. Il n’y aurait pas de hausse en septembre, bien que tout le monde se soit entendu pour éviter le mot «moratoire».

Selon ce qu’a appris La Presse, Gilles Duceppe a encore une fois joué un rôle dans cette proposition, s’assurant qu’elle parvienne au bureau de Mme Courchesne pour qu’elle y réfléchisse. En matinée, pourtant, Mme Courchesne a semblé faire table rase de toutes ces avenues lorsqu’elle a parlé d’un «durcissement» de la position des étudiants dans la rencontre de mardi soir.

En fin d’après-midi, le gouvernement a réservé une demi-page dans les grands quotidiens de demain pour un message du premier ministre, qui serait lié à la crise étudiante. Le contenu de cette publicité sera rendu public à 17h.

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La nuit des longues négos: trois acteurs racontent

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.... (Photo: Yan Doublet, Le Soleil)


Michèle Ouimet
La Presse

Douze semaines de grève, un conflit qui s’éternise, des étudiants qui se radicalisent, des émeutes. Le premier ministre Jean Charest cherche désespérément une solution pour sortir de la crise. Il décide de réunir autour d’une même table des ministres, des leaders étudiants, des recteurs et les chefs des centrales syndicales. C’était le week-end dernier à Québec. Résultat: 23 heures de négociations marathon et une entente floue rejetée cette semaine par les étudiants. Trois acteurs racontent leur longue nuit de négos.

Samedi, 5h30 du matin, Martine Desjardins regarde par la fenêtre du 16e étage. Le soleil se lève, la vue sur le fleuve est magnifique.

Ils viennent de prendre une pause, car le ton montait et les gens s’énervaient autour de la table. Personne n’a fermé l’oeil de la nuit: Martine Desjardins, présidente de la FEUQ (universités), Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ (cégeps), Philippe Lapointe, négociateur de la CLASSE, les ministres Michelle Courchesne, Line Beauchamp et Alain Paquet, Pierre Pilote, homme de confiance du gouvernement, les trois chefs syndicaux, des recteurs et le président de la Fédération des cégeps.

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Un manifestant entre la vie et la mort

La Presse

(Victoriaville) Les médecins craignent pour la vie d’un manifestant qui a participé à l’émeute qui a eu lieu à Victoriaville vendredi soir. Celui-ci aurait subi un traumatisme crânien lors de la manifestation qui s’est déroulée devant l’hôtel Le Victorin où se tient le congrès général du Parti libéral du Québec.

Josée Thibodeau, la directrice du Centre de santé et des services sociaux d’Arthabaska-et-de-l’Érable, affirme que le manifestant aurait reçu un projectile à la tête. Elle a indiqué qu’il pourrait s’agir d’une boule de billard, d’un morceau d’asphalte ou d’une balle de caoutchouc utilisée par les policiers pour éloigner les fauteurs de trouble.

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Respect des injonctions: Québec souffle le chaud et le froid

Denis Lessard
La Presse

Le gouvernement Charest souffle le chaud et le froid sur la question du respect des injonctions qui forcent la reprise des cours dans plusieurs établissements d’enseignement au Québec. Tandis que le ministre responsable de la police, Robert Dutil, menace de forcer l’application des injonctions, son collègue à la Justice, Jean-Marc Fournier, se fait plus conciliant.

Dans plusieurs établissements, les étudiants en grève défient la décision du tribunal. Cégeps et universités se retrouvent coincés entre l’obligation de donner les cours et celle d’assurer la sécurité sur les campus.

«Il y a eu des injonctions, le droit à l’éducation est reconnu, les gens qui les ont demandées veulent étudier. Ces injonctions devraient être respectées. Il y a des gens dans la société qui ont décidé de ne pas respecter les injonctions, c’est un problème nouveau et grave», a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil.

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Vote étudiant: Charest demande des scrutins secrets

Denis Lessard
La Presse

Les étudiants et cégépiens qui se prononcent actuellement sur l’avenir de leur trimestre devraient tout au moins le faire par vote secret, demande le premier ministre Charest au 79e jour du conflit.

À l’Assemblée nationale, aujourd’hui, il a relevé que les scrutins tenus sur les campus ne reflétaient pas la gravité de la situation des étudiants.

«J’ai vu des reportages hier où des étudiants – ça les regarde, c’est leurs affaires internes – votaient sur l’avenir de leur année. Ils faisaient ça à main levée», observe-t-il. Il a demandé, sans succès, à Mme Marois de réclamer elle aussi publiquement des votes secrets.

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