(Québec) Pour défendre la loi 78 et répondre aux associations étudiantes qui y voient une atteinte à des droits fondamentaux comme celui de manifester, le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a donné mardi plusieurs exemples de villes ou de pays qui encadrent les manifestations de façon encore plus stricte. Mais, vérification faite, plusieurs des exemples qu’il a donnés manquent de nuances et, au contraire, l’encadrement des manifestation est beaucoup plus souple qu’il le laissait entendre.
L’obligation prévue dans cette loi temporaire de déclarer au moins huit heures d’avance le lieu et l’itinéraire d’une manifestation est une «façon [de faire] habituelle dans d’autres pays».
C’est vrai, mais pas dans tous les cas qu’il a présentés et qui étaient censés appuyer ses propos. Un tableau présenté aux journalistes énumère les «obligations» en vigueur pour tenir une manifestation à Toronto, à Londres, à New York, en France et en Espagne, entre autres.
On lit qu’à Toronto, les manifestants sont tenus d’aviser les autorités trois semaines plus tôt. Sauf pour Queens Park, c’est faux.
«Vous n’avez pas besoin de permis pour tenir une manifestation ou un rassemblement», apprend-on sur le site Web de la Ville reine. Les organisateurs, par contre, «devraient» contacter la police, mais n’y sont pas tenus.
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