« C’est un moment difficile, honnêtement, on traverse un moment difficile », a admis la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, vers 20 h, après la pause du souper. « Je ne cache pas qu’on a un enjeu et un défi de taille », a-t-elle dit. La ministre a expliqué qu’après avoir rejeté, mardi après-midi, la première offre du gouvernement – qui consistait à réduire l’ampleur de la hausse prévue (de 1778 $ sur sept ans) d’un montant de 35 $ par année – les étudiants ont déposé une première contre-offre qui respectait les « paramètres » du gouvernement; à la surprise de celui-ci, a-t-on raconté. Hier matin d’ailleurs, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a expliqué que ces « paramètres » impliquaient le respect du « cadre financier » du gouvernement et un réinvestissement dans les universités québécoises. En fin de soirée mardi, les étudiants ont fait une deuxième contre-offre que Mme Courchesne a qualifiée hier de « beaucoup moins acceptable pour nous ». En fin de soirée, une source gouvernementale soutenait que les étudiants ne «semblaient pas vouloir déroger du gel» des frais de scolarité.
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