(La Presse) Un membre fondateur de la CAQ démissionne

La CAQ: un rendez-vous parlementaire manqué

J’ai donné ma démission, vendredi le 18 mai, comme membre fondateur de la Coalition Avenir-Québec, ainsi que comme sympathisant de ce parti politique. Pourquoi? Malgré les espoirs que j’ai entretenus de faire de la politique autrement au cours des derniers mois et lors de son congrès de fondation à Victoriaville, la CAQ a raté son premier rendez-vous parlementaire en se faisant complice des tactiques électoralistes de Jean Charest.

La CAQ a appuyé cette loi spéciale #78, une loi anti-démocratique, à la limite du fascisme qui ne rencontre pas mes valeurs démocratiques.

Je me souviens des paroles de notre chef, François Legault, à Victoriaville, qui mentionnait que face à la contestation étudiante, il fallait être ferme et non pas fermé comme le parti libéral. Je me souviens du même François Legault qui cette semaine implorait Jean Charest d’au moins rencontrer les porte-parole des associations étudiantes au moins une fois avant d’essayer de faire adopter cette loi, de discuter un peu avec eux, de montrer s’il avait l’envergure d’un chef d’État. Pourquoi? C’est là que ma déception a commencé, car M. Legault était à Québec et aurait pu lui aussi montrer qu’il a une stature de chef d’État en rencontrant lui-même les étudiants pour expliquer la position de la CAQ quant à la hausse des frais de scolarité. Comme Jean Charest, il ne l’a pas fait.

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