NDLR: vous pouvez consulter ici la lettre de Bernard Guay, publiée brièvement sur le site du journal Le Soleil. Profscontrelahausse.org vous présente ici une petite revue de presse concernant cette lettre. Les textes sont affichés en ordre inverse de parution.
Bernard Guay, un néo-fasciste actif depuis les années ’90 au sein de l’organisation « Jeune Nation »
Dans les faits, Bernard Guay militait pour un organisation néo-fasciste du nom de « Jeune Nation ». Il a publié plusieurs textes dans leur organe de propagande, les Cahiers de Jeune Nation. Ces textes sont disponibles aux Archives Nationales (les numéros de janvier 1995, mars 1994 et septembre 1994). L’équipe de Québec Facho-Watch a récupéré des photocopies pour vous (voir en fin d’article).
Les Cahiers de Jeune Nation étaient la publication officielle du Cercle Jeune Nation, organisation catholique intégriste et néo-fasciste fondée en 1986 et qui essayait de regrouper les différents sections de l’extrême-droite Québecoise dans les années 90. Ils se sont inspirés du mouvement de leurs camarades européens du même nom, qui fut un mouvement ouvertement néo-fasciste et pétainiste (le Maréchal Pétain fut le chef d’État de la France sous Adolf Hitler).
Lire le texte complet sur Québec Facho-Watch…
Grève étudiante: un haut-fonctionnaire aux sympathies fascistes est sanctionné
QUÉBEC – Le ministère des Affaires municipales doit sévir contre un haut-fonctionnaire aux sympathies fascistes.
Le directeur de la fiscalité au ministère, Bernard Guay, a écrit récemment une lettre véhémente contre le mouvement de grève étudiant que le quotidien Le Soleil a dû retirer de son site internet.
Dans la lettre, M. Guay a parlé de mettre fin à «la tyrannie des agitateurs de gauche». Pour contrer les «activistes étudiants» et «reconquérir le terrain», il invite à s’inspirer des «mouvements fascistes» qui, dans les années 1920 et 1930, ont appliqué aux gauchistes «leur propre médecine».
«Les opposants aux grèves doivent donc cabaler, s’organiser pour franchir en masse les lignes de piquetage (sic), apostropher les porteurs de carrés rouges où qu’il les rencontrent, répondre à l’intimidation par le défi», écrit-il.
La publication de cette lettre sur le site internet du Soleil a suscité un tel tollé que la direction a dû la retirer en présentant ses excuses.
Mardi, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a condamné les propos de son fonctionnaire en les qualifiant d’«inappropriés». Il a indiqué que M. Guay avait été rencontré par le sous-ministre et que des sanctions administratives avaient été appliquées. M. Lessard n’en a toutefois pas précisé la nature.
«Il y a des mesures appropriées (qui ont été apportées), cette personne-là vit avec ça maintenant, et cela l’amène à réfléchir», a-t-il fait savoir dans un point de presse mardi après-midi.
La montée des mouvements fascistes dans l’Europe des années 1920 et 1930 a été marquée par des heurts et de nombreux combats de rue avec les organisations de gauche, syndicats et partis communistes. En Allemagne, les chemises brunes du parti nazi se sont imposés par la brutalité jusqu’à l’élection d’Adolf Hitler en 1933.
Allusions fascistes: un haut-fonctionnaire sanctionné
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Annie Mathieu Le Soleil |
(Québec) Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires municipales s’opposant farouchement à la grève étudiante et dont la lettre d’opinion a été publiée sur le site Internet duSoleil la semaine dernière sera sanctionné.
Citant en exemple les fascistes des années 1920 et 1930 qui ont «appliqué aux gauchistes leur propre médecine», le directeur général de la fiscalité au Ministère, Bernard Guay, invitait les opposants au mouvement étudiant à «franchir en masse les lignes de piquetage». Il les enjoignait également à répondre «à l’intimidation par le défi».
Le texte intitulé Pour en finir avec les grèves étudiantes a été publié sur le site du Soleil le 12 avril puis retiré après que le journal eut reçu plusieurs plaintes. La direction de l’éditorial a par ailleurs présenté ses excuses aux lecteurs, mardi.
Mardi après-midi, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a condamné les propos de M. Guay en les qualifiant d’«inappropriés». Il a indiqué que M. Guay avait été rencontré par son supérieur et que des sanctions administratives avaient été appliquées, sans toutefois en préciser la nature. La responsable des communications du Ministère, Caroline St-Pierre, s’est également contentée de préciser que M. Guay avait enfreint le code de conduite des employés du ministère des Affaires municipales (MAMROT) et que des «mesures adéquates» seraient prises.
Joint à son domicile mardi en milieu d’après-midi, Bernard Guay a dit attendre d’en savoir plus sur les mesures disciplinaires dont il fera l’objet. Il n’a pas voulu commenter davantage.
Plusieurs dizaines d’étudiants réunis pour manifester à la place de l’Université-du-Québec en après-midi ont réclamé sa démission. L’un des organisateurs de l’événement, Raphaël Germain, a soutenu qu’il était inacceptable qu’un haut fonctionnaire tienne des propos «méprisants», et ce, surtout dans un contexte de grève. «Lorsqu’on banalise un tel discours, il y a des conséquences néfastes pour la démocratie», a dénoncé l’étudiant en biochimie de l’Université Laval. Le groupe d’étudiants a marché jusqu’aux bureaux du MAMROT pour déposer en personne leur requête.
Avec La Presse Canadienne
Consulter l’original de l’article sur le site du journal Le Soleil…
MISE AU POINT : Une erreur corrigée dès que signalée
| Le Soleil |
Le Soleil a publié la semaine dernière dans sa version Internet un texte d’opinion intitulé «Pour en finir avec les grèves étudiantes» signé par M. Bernard Guay, qui s’identifiait comme «politicologue de formation et spécialiste du financement des organismes publics et militant anti-grèves de longue date». Nous n’aurions pas dû publier ce texte et nous présentons nos excuses à ceux qui ont été choqués par la diffusion de ce point de vue.
Certains y ont lu en effet une incitation à la confrontation physique entre manifestants favorables au boycottage des cours et au gel des droits de scolarité et étudiants désireux de poursuivre leur session normalement. Il est bien évident que jamais Le Soleil ne cautionnera une incitation à la violence.
Ce n’est évidemment pas ce que nous avions conclu de la première lecture – manifestement trop rapide – de la lettre en question. Toutefois, dès les premières réactions de lecteurs inquiets ou outrés, une deuxième lecture nous a incité à retirer immédiatement ce texte qui n’aura finalement été disponible que quelques heures dans la version Internet du Soleil.
Chacun des 26 lecteurs qui nous a mis en alerte a d’ailleurs reçu une réponse lui indiquant le retrait du texte litigieux. Mais la controverse se poursuit malgré tout.
Peut-on ici poser la question : sur quoi Le Soleil doit-il être jugé dans ce difficile débat autour de la hausse des droits de scolarité? Sur cette erreur avouée et corrigée le plus rapidement possible ou sur l’ensemble de sa couverture journalistique professionnelle, complète et sans parti pris?
Nous avons publié des centaines de textes de nouvelles et d’opinions sur le dossier. Comme c’est notre rôle, nous avons cherché à donner la parole au plus grand nombre de personnes possible, reflétant en ce faisant la diversité des points de vue sur le dossier.
Mais, comme nous le faisait remarquer un lecteur en réponse à notre avis du retrait du texte, la marge est quelquefois mince entre la liberté d’expression et l’abus de celle-ci.
La majorité de ceux qui nous ont interpelé ont apprécié que nous fassions rapidement amende honorable. Quelques-uns ont exigé des excuses. Alors, les voici. Sincèrement.
Pierre-Paul Noreau
Directeur de l’Éditorial
Le Soleil
Voir l’original sur le site du journal Le Soleil…
Qui dénoncera qui cette fois?
16 avril 2012 22h42 · Josée Legault
Ce lundi, le quotidien Le Soleil publiait une mise au point et des excuses suite à la publication sur son site internet d’un texte d’«opinion» aux relents haineux et incitant, à mots à peine couverts, à la violence.
Ce texte portait le titre «Pour en finir avec les grèves étudiantes». Entre autres choses, son auteur y exhortait les opposants à la grève étudiante à s’inspirer des «mouvements fascistes» des années 1920-1930 pour administrer «aux gauchistes» ce que l’auteur nomme «leur propre médecine».
Qualifiant cette grève de «ruineuse et antisociale», l’auteur propose en effet ses «moyens» pour y remédier: «il faut s’organiser pour reconquérir le terrain. Dans les années 1920 et 1930, c’est ce qu’on /sic/ fait les mouvements fascistes, en appliquant aux gauchistes leur propre médecine. Ceux-ci en ont gardé un souvenir si cuisant que, trois quarts de siècle plus tard, ils s’acharnent encore à démoniser cette réaction de salubrité politique. Les opposants aux grèves doivent donc cabaler, s’organiser pour franchir en masse les lignes de piquetage, apostropher les porteurs de carrés rouges où qu’ils les rencontrent, répondre à l’intimidation par le défi.»

