La direction de l’UQO accepte enfin de se rallier aux propositions formulées par le SPUQO pour la rentrée universitaire.
Le SPUQO a transmis, le 27 août dernier, une lettre à la direction pour demander, entre autres choses, la levée des cours au premier signe de perturbations afin d’assurer la sécurité de tous les membres de la communauté universitaire. Rappelons que les étudiants du campus de Gatineau sont toujours en grève générale illimitée. Les possibilités de perturbations et de répressions, comme celles que nous avons vécues au printemps dernier, suscitent en effet des craintes chez plusieurs de nos membres pour leur sécurité physique et leur intégrité psychique. La direction n’a pas répondu à notre lettre.
Constatant les perturbations qui ont accompagné la reprise des cours à l’UQAM et à l’Université de Montréal les 27 et 28 août, le 29 août le SPUQO transmettait une nouvelle lettre à la direction lui demandant, cette fois, à ce que le début du trimestre à Gatineau soit reporté au 7 septembre, soit après la tenue de l’assemblée générale de l’AGEUQO prévue pour le 6 septembre. L’AGEUQO a adressé la même demande à la direction.
La direction a alors entamé une série de consultations internes et elle a rencontré des représentants de tous les syndicats ce matin, incluant des représentants du syndicat des étudiants et étudiantes salarié(e)s de l’UQO.
La direction a adopté notre solution et souhaite aujourd’hui reporter le début des cours, afin de permettre une rentrée dans le calme. Par cette décision, la direction affirme aussi vouloir encourager une forte participation à l’assemblée générale de l’AGE-UQO et favoriser l’exercice de la démocratie étudiante.
Tous les exécutifs syndicaux ont salué la décision de reporter le début des cours considérant que cette décision permettra de réduire considérablement les appréhensions de tous les membres de la communauté universitaire.
Le SPUQO se réjouit également de l’importance qu’accorde la direction à la démocratie étudiante. Interrogée quant à savoir si elle entendait respecter le résultat du vote des étudiants si celui-ci avait pour effet de prolonger la grève, la direction a répondu qu’elle était toujours assujettie à la Loi 12, que la situation était incertaine, mais que les évènements du printemps dernier à l’UQO, de même que ceux observés au début de la semaine à Montréal, avaient démontré que l’intervention des forces policières connaissait un « succès limité » et qu’elle ne constituait donc pas une solution efficace pour résoudre la situation. Cette analyse rejoint celle qu’avait effectuée le SPUQO au printemps dernier et nous sommes heureux que la direction partage notre vision. La direction nous a toutefois déclaré ne pas vouloir prendre d’engagement tout en affirmant que sa priorité demeurait la paix sociale. Le SPUQO prend bonne note de la priorité de la direction.
Le SPUQO reste toutefois vigilant. Cette vigilance s’exercera toute la semaine prochaine et, plus particulièrement, au lendemain de l’assemblée générale de l’AGEUQO. Advenant l’adoption d’une résolution de reconduction de la grève, le SPUQO prendra contact avec la direction, afin de discuter de la situation et pour veiller aux intérêts de ses membres.
Le conseil exécutif du SPUQO