Par Marie-Andrée Chouinard
Cédant à une escalade devenue insoutenable, le premier ministre Jean Charest a esquissé hier un premier pas vers le règlement de la crise avec les étudiants, à l’aube d’une douzième semaine de grève. L’offre globale doit être analysée sur le fond par les assemblées générales, mais s’attarderont-elles uniquement au fond, ou également à la manière ?
Le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil a donné le ton, hier matin, en convenant qu’il avait été trop loin en accusant l’un des porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, d’« inciter à la violence ». C’était le premier mouvement de ce vendredi pour mettre au rancart la « personnalisation » du conflit et le débat connexe sur la violence, devenus de véritables poudrières.
Un peu plus tard, le premier ministre Jean Charest a fléchi face aux pressions, proposant sa sortie de crise : une offre globale confirmant une hausse des droits qui, tout bien compté, se termine à 82 % sur 7 années plutôt que les 75 % sur 5 ans budgétés, une bonification du régime d’aide financière s’attardant à la contribution des parents, la création d’une commission sur les universités et l’instauration d’un régime de remboursement proportionnel au revenu. Certaines de ces propositions étaient déjà connues.